Témoignage
Olivier Moreno
Quelques semaines après sa première rentrée, il tourne déjà pour TF1 puis pour France Télévisions. Rencontre.
Campus
Montpellier
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2026
Élève
Olivier Moreno aime la boxe, le tango et les percussions brésiliennes. Son bac en poche, Il aurait pu partir faire le tour du monde et s’installer quelque temps dans l’Hémisphère Sud, au Brésil sans doute. Mais la rencontre avec le théâtre change tout, enfin presque : il garde le Sud mais ce sera Montpellier. Ce jeune homme originaire d’un village de 400 âmes dans l’Hérault s’inscrit au Cours Florent Montpellier et connaît des débuts très prometteurs. Quelques semaines après sa première rentrée, il tourne déjà pour TF1 puis pour France Télévisions. Nous l’avons rencontré.
Quand as-tu voulu entrer au Cours Florent ?
Après le bac, avec mes économies, j’avais prévu de partir et de voyager pendant un an, je rêvais d’Amérique du Sud et d’Amazonie. Mais j’ai vraiment découvert le théâtre pendant mon année de Terminale et j’ai compris sur scène que je n’avais pas besoin de partir loin pour savoir qui j’étais.
Fabrice Michel, c’est bien sûr le directeur du Cours Florent Montpellier mais c’est aussi… ton partenaire à l’écran !
Oui, c’était génial ! Nous jouons ensemble dans le deuxième tournage auquel j’ai participé, pour un unitaire France Télévisions, Une place au soleil, qui sera diffusé à l’automne. Ça me fera toujours rire de me dire que j’ai tourné avec mon directeur, d’autant plus que dans la scène où nous sommes réunis, j’entre par effraction chez son personnage pour lui voler de l’argent !
Tu jouais aussi avec la comédienne Béatrice de la Boulay, qui sera ta mère à l’écran. Qu’est-ce que tu retiens de cette collaboration ?
La décontraction de Fabrice et de Béatrice ! Tout leur corps respirait, ils n’étaient pas en apnée. C’est essentiel pour jouer.
Comment ce deuxième rôle, cette fois pour France Télévisions, est-il arrivé ?
Grâce à Demain nous appartient, j’ai eu la chance de rencontrer Jérôme Léguillier (ancien directeur du Cours Florent Montpellier, aujourd’hui agent et fondateur de l’Agence Singulière). Je suis entré dans son agence et ce rôle est arrivé deux jours après. C’est à l’occasion de ce casting que j’ai rencontré Lalie Ferriol, qui joue ma sœur et qui est devenue une amie. J’ai tourné pendant 13 jours à côté de Montpellier et dans les Studios France TV à Vendargues.
Cet environnement, c’est une chance ?
Oui, on a quelque chose de beau dans le Sud ! Les studios et les décors de France Télévisions sont incroyables, il y a aussi les studios de TF1. Avoir ça à à côté de chez nous, à côté du Cours Florent Montpellier, c’est génial.
Si nous discutons aujourd’hui, c’est parce que tu fais partie de ces élèves qui ont la chance de tourner alors qu’ils sont encore en formation…
Je suis entré au Cours Florent en septembre 2025 et ma maman, qui pourtant ne connaît personne dans le monde du cinéma, avait entendu parler d’un casting pour la série TF1 Demain nous appartient. Elle m’a transféré le mail, j’ai envoyé quelques photos sans y croire, et l’équipe m’a invité à les rencontrer ! Deux jours avant le casting, ils m’ont envoyé quatre pages de texte. C’était le premier casting de ma vie alors j’ai bossé comme un taré, j’ai créé mon personnage, je me suis même mis à fumer parce que c’est ce que j’imaginais d’Oscar, le preneur d’otages que j’espérais incarner à l’écran !
Comment s’est passé le casting ? As-tu un conseil à donner pour bien aborder cet exercice ?
Il faut utiliser le stress que l’on a pour nous libérer des barrières qui nous empêchent de faire les choses, de montrer qui on est parce que c’est cette beauté et cette imperfection qu’ils veulent voir. Ce n’est pas grave d’être encore dans la recherche, d’être encore dans le travail au moment du casting. D’ailleurs, Delphine Coolen, la directrice de casting, m’a demandé d’improviser. Elle a désigné l’agrafeuse sur son bureau et elle m’a dit « prends-moi en otage » ! Parce que j’avais bien préparé le personnage, c’était plus facile de me lancer.
Comment les choses se sont-elles déroulées ensuite ?
On m’a confié le rôle d’Oscar et j’ai eu la chance de me préparer avec Emma Bellande, l’assistante de notre professeur de théâtre au Cours Florent. Puis : deux jours de répétition avec un coach pour les cascades et deux jours de tournage.
Qu’as-tu découvert sur ce premier tournage que tu aurais aimé savoir avant ?
L’importance de la concentration. Je ne voulais pas avoir l’air d’un comédien qui ne parle à personne parce qu’il aurait trop d’égo. Mais il ne faut pas chercher à sympathiser avec tout le monde parce que sur un plateau, chacun est au travail. Quand c’est le moment de tourner, il faut être prêt, prêt à jouer et prêt à entendre les retours pour les mettre tout de suite en place.
Est-ce qu’il y a eu des difficultés ?
Quand la réalisatrice me faisait des retours techniques liés au son, à la lumière ou à mon placement, ça m'agaçait un peu parce que pour moi le jeu, c’est le plus important. Mais en fait, non ! Je me trompais. Il y a moins de liberté qu’au théâtre et il faut jouer dans un cadre, en tenant compte de la caméra. Fabrice Michel m’avait prévenu : la caméra, c’est ton troisième partenaire de jeu. Cette phrase me revient souvent.
Propos recueillis par Géraldine Cirot en mai 2026.