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Rencontre avec Elsa Zylberstein et Vinciane Millereau : Entre cinéma, jeu et mise en scène
Anciennes élèves du Cours Florent, Elsa Zylberstein et Vinciane Millereau ont rencontré les élèves à l’occasion d’un échange autour de C’était Mieux Demain, premier long-métrage de la réalisatrice, dans lequel l’actrice partage l’affiche avec Didier Bourdon.
Une rencontre généreuse et sans détour, où il a été question de cinéma, de jeu, de mise en scène, mais aussi des débuts, des trajectoires inattendues et de la manière dont un parcours artistique se construit parfois loin des chemins tracés à l’avance.
Au fil de l’échange, les deux artistes sont revenues sur leurs années de formation et sur leurs premières expériences professionnelles.
Elsa Zylberstein a évoqué ses débuts au cinéma, ses premiers tournages et les rencontres qui ont marqué son parcours. Elle a notamment rappelé l’importance d’accepter les expériences, même modestes, dès lors qu’elles permettent d’apprendre, de se confronter au plateau et de faire circuler son travail.
Vinciane Millereau a, de son côté, raconté un chemin plus progressif : les petits rôles, les voix pour France Culture, puis l’écriture et la réalisation. Très tôt, elle comprend qu’elle ne veut pas seulement attendre que des rôles se présentent à elle. Elle commence alors à écrire ses propres projets, jusqu’à réaliser un court-métrage qui circulera en festivals.
Tout au long de la rencontre, un conseil pour les élèves est revenu avec force : ne pas attendre pour créer.
“N’attendez pas qu'on vous appelle. Prenez une caméra, filmez-vous, faites des choses.”
Au cœur de la rencontre : C’était Mieux Demain, un film qui imagine un couple des années 1950 propulsé en 2025.
Derrière son dispositif de comédie, le film explore des sujets plus intimes : l’émancipation, le rapport au couple, le regard porté sur les femmes ou encore le poids des normes sociales et la façon dont une époque peut enfermer ou libérer les individus.
Vinciane Millereau a expliqué la naissance du projet, d’abord imaginé autour des rapports femmes-hommes, avant de trouver sa forme dans ce décalage entre les années 1950 et aujourd’hui. Le voyage dans le temps devient alors un moyen de faire surgir les écarts entre deux époques, mais aussi de suivre le parcours d’une femme qui découvre peu à peu une nouvelle liberté.
Elsa Zylberstein a, elle, évoqué son travail sur ce personnage, qu’elle n’a pas abordé comme une figure comique, mais comme une femme traversée par une vraie transformation intérieure.
La rencontre a aussi permis d’entrer dans les coulisses du travail entre une réalisatrice et ses comédiens.
Elsa Zylberstein a insisté sur l’importance de préparer un rôle en profondeur : comprendre d’où vient le personnage, ce qu’il veut, ce qu’il traverse. Pour elle, même dans une comédie, l’essentiel reste de trouver la vérité de la scène.
“Quand on trouve la vérité d’une scène, les choses viennent naturellement.”
De son côté, Vinciane Millereau a raconté une mise en scène très précise, nourrie par son expérience d’actrice. Elle savait où elle voulait emmener le film, tout en laissant exister les propositions des comédiens. Un équilibre parfois exigeant, mais essentiel pour faire naître l’alchimie à l’écran.
Au-delà du film, cet échange a surtout offert aux élèves un regard concret sur l’après-école.
Les deux artistes ont parlé du métier avec sincérité : les débuts, les attentes, les bifurcations, les rencontres décisives, mais aussi la nécessité de rester actif et curieux.
De leurs trajectoires différentes ressort un même message : il n’existe pas une seule manière de construire son parcours. On peut avancer par les rôles, par l’écriture, par les rencontres, par les projets que l’on crée soi-même. L’essentiel est de continuer à faire, à chercher, à proposer.
Une rencontre inspirante, qui a permis aux élèves d’approcher le cinéma à la fois comme un métier, une pratique et un espace de création à inventer.