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3e année cinéma : le marathon des tournages est lancé

Tournage Cinéma Cours Florent

Ce n’est pas le clap final mais on s’en approche. Les élèves de troisième année du cursus Cinéma le savent bien : les tournages du mois de mars sont l’une des dernières étapes essentielles de leur formation, le pont entre l’apprentissage et le métier.

Cette semaine s’est donc ouverte la saison des tournages et nous avons regardé du côté de la classe que dirige Sarah Kadri, professeure et réalisatrice, on vous raconte !

Trois films, trois genres, un défi 

C’est le cœur du deuxième module pour les élèves de troisième année : la création d’un film en conditions réelles. Un film ? Disons plutôt trois : une comédie romantique à Paris, un film policier en Picardie, une comédie dramatique dans les Yvelines. Sarah Kadri a voulu aller plus loin en proposant à ses élèves d’écrire et de réaliser trois court-métrages. Ambitieux, le projet doit permettre à tous les acteur·rice·s de jouer chacun un rôle d’importance égale. 

« Il n’y a pas de rôles secondaires », leur répète la réalisatrice, pour que tous se glissent avec la même énergie dans les personnages qu’elle a commencé à imaginer pour eux en début d'année. Chaque élève a ainsi été distribué dans un rôle spécifique, souvent après des exercices de type casting, et a été invité à co-construire son personnage avec la réalisatrice.

Sarah Kadri n’a pas de temps à perdre : 23 élèves, 3 scénarios à boucler, 3 semaines de tournage à organiser, un budget à tenir, une équipe technique à recruter, des décors à trouver, des autorisations à obtenir pour celle qui aime autant le café que le travail bien fait, le défi est grand mais palpitant. Quand nous la croisons, elle attend des nouvelles de son responsable de la production au sujet de l’autorisation de tourner dans les locaux de la Gendarmerie. Si ça ne fonctionne pas, il faudra sans doute se tourner vers la Police nationale. « La règle des tournages : s’adapter », tranche la réalisatrice.

Même fébrilité joyeuse du côté des élèves, qui mesurent les enjeux de ce module pour leur future carrière. Marc-Henri Dufresne, Responsable pédagogique du Cursus Cinéma, les résume ainsi :

« Ces tournages permettent aux futurs acteur·rice·s de se familiariser avec un cadre pré professionnel. C’est le moment où l’on apprend la rigueur, la compréhension du travail de l’acteur·rice au cinéma et l’appropriation d’un personnage original ». 

 

Une école de la solidarité 

L’objectif est clair : confronter les futurs talents aux réalités des plateaux de cinéma. Ce deuxième module constitue d’ailleurs non seulement une approche professionnelle du métier d’acteur·rice, mais aussi l’occasion d’occuper des postes transversaux : chef déco, accessoiriste, régie son ou lumière… et même régie cantine ! Organiser les repas d’une équipe entière en respectant les plannings serrés et les contraintes alimentaires est un défi logistique qui forge le caractère et l'esprit d’équipe. 

Sur un tournage, la solidarité n’est pas un concept, c’est une nécessité. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’au-delà des enjeux techniques et des objectifs de carrière, qu’ils soient devant ou derrière la caméra, les élèves font un apprentissage précieux : celui du collectif. C’est cette magie qui soude une promotion avant qu’elle ne se disperse dans le milieu professionnel. Cette énergie créative partagée lui donne tout son sens, et cette expérience totale ne laisse qu’une envie : recommencer.

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Article rédigé par Géraldine Cirot